Solitaire dans la phase de création pure, le designer de mode exerce ensuite en équipe. Il forme un tandem avec le modéliste, qui réalise le prototype (modèle) du vêtement. Coloristes, informaticiens, petites mains de la couture et spécialistes du marketing sont ses interlocuteurs au quotidien. - Esquisser et proposer plusieurs dizaines de dessins, - Choisir les matières appropriées dans une tissuthèque, grande salle réunissant des milliers d'échantillons : cotons, mailles, velours, imprimés écossais, fleuris, léopard, ... Une fois le projet approuvé par le client, exécuter le modèle sur ordinateur, puis le concrétiser, dans un patron. - Tenir compte du prix de revient final, et assurer le suivi technique du produit tout au long de la fabrication, au cours de laquelle on peut encore effectuer certaines adaptations (ajouter une fronce au vêtement, le raccourcir...). Dans l'industrie, concevoir des modèles qui seront fabriqués en série. Pour une collection complète, il sera appelé styliste concepteur. En atelier de haute couture, En maison de couture, En bureau de style, Ou comme indépendant. En entreprise et société de prêt-à-porter | Connaissances et compétences | Capable d'anticiper les désirs des clients et de pressentir les tendances de demain : le designer de mode travaille deux ou trois saisons à l'avance. Créatif et habile, il dessine parfaitement, à la main comme sur ordinateur. Il est indispensable de maîtriser des logiciels de conception assistée par ordinateur (CAO), tels que Lectra Système, C Design, Fashion Studio, Illustrator ou Photoshop. Pratique de l'anglais obligatoire pour les déplacements à l'étranger. Réalisme et efficacité : la connaissance des lois de la production, de la gestion des stocks et du marketing. Avoir la capacité de concilier l'animation d'une équipe et la création personnelle. Il faut pouvoir s'adapter aux créneaux dans lesquels la profession manque de spécialistes : la lingerie, la chaussure et les accessoires. Etre doté d'une personnalité affirmée et d'une grande force de persuasion. Sentir les mouvements de société et les tendances de la mode, par la consultation des photos dans les magazines, le tour des vitrines et des salons professionnels des grandes capitales, l'observation des passants et de leur manière de se vêtir. Respecter les impératifs définis par le chef de produit. En période de bouclage d'une collection, savoir travailler sans compter son temps. La profession, en pleine mutation, offre de nouveaux débouchés, en raison notamment de la diversification des modes et du lancement, par les grands magasins, de leurs propres marques de vêtements. On débutera dans un bureau de style : ces structures sont chargées de pressentir les attentes du public et d'établir des cahiers de tendances. Les designers de mode y travaillent sur différents secteurs (publicité, arts de la table, habillement) et sous diverses formes (textes, croquis, matériaux). Stagiaire, assistant, puis styliste confirmé : telles sont les étapes d'un parcours classique. C'est le prêt-à-porter de grande diffusion qui offre le plus de débouchés. En effet, les grandes marques du secteur actualisent sans cesse leurs collections. À chaque collection, une centaine de designers de mode sont employés pour réaliser des modèles dans des délais très courts : on compte cinq à huit jours entre le croquis et la diffusion des modèles dans les magasins. Nombre d'entreprises se situent dans le Nord de la France. Mais tenter sa chance à l'étranger est également un créneau intéressant, car les pays d'Europe de l'Est et d'Asie du Sud-Est recherchent de nombreux designers de mode. Plusieurs évolutions possibles s'offrent au salarié d'une maison de couture, d'un bureau de style ou d'une société de prêt-à-porter. Dans l'industrie, s'il a des connaissances en marketing, il peut devenir directeur de création ou chef de produit. Il peut aussi se spécialiser dans la mode féminine, masculine ou pour enfants, dans les accessoires, la maroquinerie, les chaussures, les chapeaux ou encore les tissus. Souvent, après s'être fait la main en entreprise, les designers de mode se lancent en free-lance. Il faut parfaitement maîtriser toutes les étapes de la collection, de la conception à la réalisation, mais aussi savoir s'adapter à un travail irrégulier, et assurer la gestion des clients, la comptabilité et toutes les formalités administratives. Le salaire d'un designer de mode varie en fonction de sa notoriété, de l'entreprise qui l'emploie et de son ancienneté. La rémunération mensuelle brute d'un débutant avoisine les 1 250 euros, en moyenne. Celle d'un designer de mode confirmé peut atteindre 4 600 euros. Plusieurs formations permettent d'accéder à la profession, à partir d'un niveau Bac, pour atteindre Bac + 2 ou 5 : BT Vêtement (création et mesure), BTS Design de mode, textile et environnement option mode, BTS Design de mode, textile et environnement option textile, matériaux et surface, BTS Industries des matériaux souples option B modélisme industriel, DSAA Mode et environnement, en deux ans après un BTS. Diplôme de l'école nationale des arts décoratifs (ENSAD), spécialisation design-vêtement, préparé en quatre ans ou en cinq ans. Sélection par concours. | Adresses utiles : - Institut français du textile et de l'habillement, 75013, Paris http://www.cetih.fr - Institut français de la mode, 75008, Paris http://www.ifm-paris.org - Fédération française du prêt-à-porter féminin, 75009, Paris http://www.modeaparis.com - Chambre syndicale de la couture parisienne, 75008, Paris http://www.modeaparis.com/vf/ecoles - Union française des industries de l'habillement, 75001, Paris Les ARCADES Atelier de Recherche, de Création Artistique et d'Enseignement Supérieur http://www.lesarcades@ville-issy.fr |