On imprime à plat sur des tables manuelles ou mécaniques, ce qui demande un gros travail de composition et de préparation. Les sérigraphes interviennent sur l'ensemble de ces tâches ou se spécialisent dans l'une d'elles. Il s'agit d'abord de reproduire le motif à imprimer. Les procédés varient selon les ateliers : à la main, par découpage dans un film non activé par la lumière, à la gouache, à l'aide de l'informatique (production assistée par ordinateur) ou encore du procédé photographique (flashage). Le motif est alors reporté sur un écran, c'est-à-dire un tamis en tissu enduit d'une émulsion photosensible. Celui-ci est ensuite exposé à une lumière puissante (rayonnement ultraviolet). Après lavage, seul l'emplacement du motif reste souple, avec des mailles ouvertes pour laisser passer l'encre. Il reste à composer les teintes et à calculer les quantités d'encre nécessaires pour le tirage. En effet, les besoins diffèrent selon le support utilisé (verre, papier, plastique). Le coup d'oeil du sérigraphe lui permet de jauger la qualité de la première impression. Si la commande est précise, l'imprimé doit être conforme au modèle. Sinon, il doit être soumis à l'approbation du client. La phase finale consiste à régler les machines à imprimer et les séchoirs. Ces derniers font appel à l'air chaud pulsé, aux infrarouges, au rayonnement ultraviolet ou aux radiofréquences. Les supports ainsi imprimés partent pour la finition avant d'être livrés. C'est un poste sédentaire qui se pratique en atelier. | Connaissances et compétences | - Qualités d'observation pour percevoir tous les détails - Minutie et rigueur dans l'utilisation des solvants - Rapidité d'exécution - Adaptation aux évolutions technologiques - Connaissances en mécanique et en électronique pour effectuer les réglages - Sens artistique - Goût pour l'informatique - Qualités relationnelles : nombreux contacts avec les clients et les professionnels des arts graphiques Le métier, plutôt masculin, tend à se féminiser. Certains sérigraphes choisissent de s'installer à leur compte, tandis que d'autres optent pour le statut de salarié . La plupart des entreprises sont concentrées en région parisienne, suivie de près par Rhône-Alpes et le Nord. Un ouvrier ou un technicien démarre en moyenne à 1 150 euros brut par mois. Avec de l'expérience et une formation complémentaire, il peut devenir agent de maîtrise ou cadre. Son salaire atteint alors 1 850 euros. La voie classique de formation reste le CAP Sérigraphie industrielle. Il se prépare en deux ans après la troisième. La liste complète des établissements qui proposent ce diplôme peut être obtenue auprès du GPSF (voir coordonnées ci-dessous). Les titulaires du CAP Sérigraphie industrielle peuvent opter pour : le bac pro Production graphique (ex-industries graphiques, impression) ou bac pro Production imprimée (ex-préparation de la forme imprimante), qui permet d'acquérir des connaissances sur l'ensemble de la chaîne graphique le bac pro Artisanat et métiers d'art option communication graphique , dans le domaine artistique la FCIL Technicien contrôle qualité en sérigraphie au lycée professionnel Émile Zola (30 rue Émile Zola, BP 134, 56704 Hennebont. Tél. 02 97 85 17 17 ) une formation complémentaire dans le cadre d'un contrat de qualification de dix mois à l'École du livre (CFA, 76 boulevard des Poilus, BP 91513, 44315 Nantes Cedex 3. Tél. 02 40 50 24 22 . www.ecoledulivre.com ) | Adresses utiles : Association de formation professionnelle dans les industries graphiques http://www.afpig.fr Fédération de l'imprimerie et de la communication graphique http://www.ficg.fr Groupement professionnel de la sérigraphie française http://www.gpsfr.org Site de la Fédération d'associations européennes pour la promotion de la sérigraphie et de l'imagerie digitale en grand format http://www.fespa.com |