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ArchéologuePrésentation Les traces des sociétés anciennes sont encore très nombreuses, mais sont parfois profondément enfouies. Par l'étude des vestiges matériels parvenus jusqu'à nous, l'archéologue tente de reconstituer l'histoire ancienne et de mieux connaître les populations qui nous ont précédés. | |||||||||||||
Les monuments, les objets, les ossements, les restes de végétation... autant d'indices et de traces concrètes à dégager, à inventorier, à traiter par l'archéologue. Il interprète, reconstitue à partir des informations prélevées sur le terrain le mode de vie des sociétés qui nous ont précédés. Economie, coutumes, croyances, lois, comptent parmi les nombreux thèmes de recherche. Après avoir collecté les informations sur le terrain, l'archéologue s'attache à les replacer dans leur contexte chronologique et culturel. Il s'agit alors de déterminer à quelle société attribuer ces vestiges et à quelle époque ils appartiennent. Pour cela, il s'appuie sur les résultats d'autres fouilles, mais aussi sur des textes anciens, des études d'historiens, d'ethnologues,… Généralement, l'archéologue est spécialisé dans une période chronologique, une problématique particulière et une aire géographique.
Sur le terrain et en laboratoire L'archéologue fouille le sol. Mais avant, il doit s'assurer de l'intérêt d'ouvrir un chantier : il prospecte et réalise quelques sondages pour délimiter la zone de fouille. Il dirige des engins de chantier, manie pioches, pelles et truelles. Il effectue des relevés des vestiges et réalise des clichés. Il collecte le maximum d'informations, qu'il s'agisse d'objets, de débris divers ou d'observations. Puis, les objets sont nettoyés, inventoriés, conditionnés dans des sacs, des boîtes ou des caisses afin d'être étudiés. C'est une étape importante du travail, qui exige elle aussi minutie, patience et rigueur. D'autres archéologues spécialisés interviennent alors pour étudier des points particuliers : certains sont spécialisés dans l'étude des céramiques, des ossements animaux, des monnaies, des graines…
Depuis ces dernières années, l'archéologue bénéficie de techniques nouvelles et très sophistiquées. Il travaille en équipe avec des spécialistes (géomorphologues, architectes, botanistes, anthropologues...) français et étrangers. Il doit connaître les méthodes, les pratiques, les outils et le langage de ces spécialistes qui mettent leurs techniques au service de l'archéologie. Le traitement des objets fait appel à des techniques spécifiques, tant au niveau de l'étude qu'à celui de la conservation. Les vestiges découverts ont parfois des siècles, voire des millénaires, et nécessitent une attention toute particulière.
Les contrats à durée déterminée sont fréquents dans la profession, et les places offertes aux différents concours de la fonction publique sont rares. La plupart du temps, les archéologues sont employés par l'État ou les collectivités. Ils sont archéologues municipaux ou départementaux, conservateurs du patrimoine dans les musées, enseignants-chercheurs dans les universités ou les centres de recherche publics (CNRS, Institut français d'archéologie du Caire, Écoles françaises à Rome, Madrid ou Athènes, École française d'Extrême-Orient). En 2003, on comptait 3 000 archéologues professionnels, dont 1 500 attachés à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Aujourd'hui, l'Inrap est entouré d'environ 1800 collaborateurs.
Le salaire brut d'un archéologue débutant en CDD dépasse très rarement 2 000 euros.
A l'université, les études commencent par une licence en histoire de l'art et archéologie, histoire de l'art. Les étudiants pouvant aussi privilégier des parcours associant langues anciennes ou vivantes, sciences de la vie, sciences humaines et sociales avant de rejoindre une licence ou un master d'archéologie. L'apprentissage en tant que bénévole sur les chantiers de fouilles pendant l'été est indispensable pour compléter cet enseignement théorique. Progressivement la formation se spécialise dans un domaine, une région ou une période. Après la licence, les étudiants peuvent s'orienter vers un master pro comme « Sciences. humaines et sociales » mention archéologie et « Histoire de l'art » spé métiers du patrimoine. Existent aussi des masters recherche comme « Homme, sociétés, technologies » mention histoire et « Histoire de l'art » spécialité archéologie, « Humanités » mention cultures, identités, territoires, échanges spécialité archéologie qui forment notamment aux métiers de l'enseignement et de la recherche. Elle-même accessible sur concours d'entrée, l'école du Louvre dispense une formation en Histoire de l'Art, Archéologie et métiers du patrimoine. Elle prépare également au concours de conservateur du patrimoine. Ce concours donne accès à l'Institut national du patrimoine (INP), école de formation des conservateurs d'Etat, qui propose entre autres une spécialité archéologie. Concours d'accès au métier : - Conservateur du patrimoine - Conservateur territorial du patrimoine - Attaché de conservation du patrimoine - Ingénieur de recherche de 1re classe | Adresses utiles : Centre National de la Fonction Publique Territoriale Institut National du Patrimoine Université Paris I UFR 03 d'histoire de l'art : http://www.univ-paris1.fr Ecole du Louvre http://www.ecoledulouvre.fr
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